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La question de la renégociation ne se pose que si ce taux est supérieur de plus de 1 % par rapport aux taux actuels. Mais ce n’est pas un élément suffisant. Mieux vaut se situer dans le premier tiers de la durée de remboursement de son prêt, pour rentabiliser l’opération. Pendant cette période, on verse surtout des intérêts à son banquier. C’est là qu’une baisse du taux nominal a le plus d’impact. Il convient de se reporter au tableau d’amortissement, qui indique cette répartition entre intérêts et capital pour chaque échéance. Renégocier un prêt lorsque le capital en est majoritairement amorti n’est pas toujours intéressant.

Discutez de préférence d’un raccourcissement de la durée de remboursement, qui génère plus d’économies sur le coût total. Des « frais d’aménagement de crédit » vous seront facturés. Ils sont difficilement négociables actuellement, sauf si vous souscrivez un autre produit.

Si votre banquier refuse ou n’est pas compétitif, le rachat du crédit doit être envisagé. Il s’agit d’un remboursement total au moyen d’un nouveau prêt souscrit dans une banque plus compétitive. Attention, toutefois : votre contrat prévoit dans ce cas le versement d’une indemnité de remboursement anticipée (IRA), sauf si elle a été négociée initialement. Elle peut atteindre six mois d’intérêts, ce qui n’est pas négligeable, étant données les sommes en jeu.

Autre point à noter : si vous faites racheter votre crédit par une autre banque, vous risquez de payer votre assurance emprunteur plus cher, car vous aurez vieilli de quelques années depuis l’obtention du prêt… Enfin, depuis le 1er octobre 2016, le taux annuel effectif global (TAEG) qui est proposé inclut tous les frais, y compris les frais de tenue de compte que la banque vous facturera.